• Moi, rôliste.

     

    Difficile, dirons certains, de définir ce que nous a apporté une chose, sachant qu’on n’a aucune idée de ce que nous serions devenus sans… Difficile, mais pas impossible.

     

    Commençons par le commencement, qu’étais-je avant le jeu de rôle ? Un jeune pré-adolescent, mal dans sa peau (comme beaucoup je l’avoue) assez silencieux, peu sociable et ayant donc, fort logiquement,  très peu d’amis.

     

    J’ai découvert le jeu de rôle en fin de troisième je crois, durant les vacances scolaires, après avoir dévoré au collège une trilogie incroyable, « le seigneur des anneaux » de Tolkien et bien après avoir commencé d’user les fameux « livres dont vous êtes le héros ».

     

    Cet été-là, un lointain cousin de région parisienne (que je ne remercierai jamais assez) m’avait invité quelques jours chez lui et c’est là que la rencontre eut lieu! Je fus initié à ces jeux qui, sans être du théâtre, n’en sont pas pour autant de simples jeux de table. Au détour des jours passés chez lui, je découvrais des jeux tels qu’Hawkmoon, Stormbringer ou JRTM. Finalement, le jour de mon départ (Imaginez donc !), il m’offrit mon premier jeu de rôle : Warhammer, un jeu qu’il n’utilisait plus lui-même.

     

    J’étais aux anges, je rentrais chez moi les yeux pleins d’étoiles et le cerveau plein de rêves ! Mais encore me fallait-il trouver des comparses pour m’essayer moi aussi aux joies de la maîtrise d’un scénario et d’un univers !

     

    C’est là où la fortune frappa de nouveau à ma porte. En effet par de miraculeux hasards je croisais, dès la seconde, de futurs camarades de jeux, tout aussi sympathiques que différents.

     

    Je ne les ai jamais plus quittés…

     

     

     

    Mais trêves de bavardage et venons-en au fait !

     

    Au-delà de cette belle histoire juvénile et fort de nombreuses années  de jeux, je peux désormais me retourner sur cet adolescent mal dans sa peau et reconnaître sans détour tout ce que m’a apporté ce hobby:

     

    Avant tout, mes meilleurs amis, dont la valeur et la force d’amitié m’a déjà été prouvée à maintes reprises. Nous avons affronté bien des déboires, réels ou imaginaires, mais au final, notre amitié a toujours repris le dessus. Pour ce simple cadeau, le jeu de rôle vaut à lui seul tous les autres passe-temps que j’ai pu avoir ou que j’aurai un jour.

     

    Autre apport, une meilleure connaissance de moi-même. C’est fou ce que l’on se découvre en jouant des rôles différents… Et l’on se rend compte bien souvent que tous ces rôles (que l’on souhaiterait hétéroclites) sont au final un peu toujours les mêmes … 

     

    Tout autant, le jeu de rôle m’a offert une meilleure connaissance des autres. De mes amis bien-entendu, car au même titre que moi, plus ils se cachaient derrière des personnages, plus ils montraient qui ils étaient réellement. Mais de l’Autre aussi en général, car à force de jauger, regarder, chercher à comprendre des univers et des personnages virtuels, on finit par être plus attentif aussi au monde qui nous entoure.

     

    Je n’oublierai pas non plus que ma soif de culture dérive largement de cette passion. Difficile sans être rôliste de s’intéresser aux us et coutumes du moyen-âge, à l’héraldique, aux légendes fondatrices de nombreux pays ainsi qu’à leur histoire générale, aux principales religions mono et polythéistes passées présentes ou virtuelles,  d’être à la pointe des dernières découvertes scientifiques et technologiques, d’écouter toute sorte de musique (du classique au métal ), d’avoir lu des auteurs tels qu’Asimov, Verne, Zelazny, Pratchett, Gaiman, Lovecraft ou P.K. Dick et d’être capable d’aller chercher, n’importe où et n’importe quand, de quoi imaginer des scénarii improbables et agréables dans lesquels plonger ses amis le temps de quelques soirées.

     

    De plus, le jeu de rôle, dans sa pratique, m’a également amené une certaine facilité à m’exprimer face aux autres. En effet, lors des parties de jeu de rôle, nos amis sont notre premier public et l’on essuie les plâtres avec eux (surtout si l’on est un peu introverti), mais l’on y gagne de l’expérience et de l’aisance à l’oral si l’on se laisse prendre au jeu.

     

    Et pour finir, et c’est peut-être le plus superficiel mais certainement pas le moins agréable, j’y ai gagné de fabuleuses soirées entre amis, pleines de jeux, d’enquêtes, d’éclats de rire, d’émotions, de jets de dés chanceux et moins chanceux ; ensemble de souvenirs étonnants et merveilleux qui resteront gravés à tout jamais dans ma mémoire d’homme et de rôliste.

     

    Voilà, s’il fallait que je le fasse, ce que je dirai que le jeu de rôle m’a apporté.

     

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