• Le labyrinthe, Chapitre 1

    Voici enfin le premier chapitre qui fait suite au prologue du labyrinthe!

    Une fois par semaine, c'est pas mal?

    Pour cet épisode, c'est votre hôte qui s'y colle!

    J'espère que vous aurez plaisir à lire la suite et si vous souhaitez que le reste vienne plus vite, dites le! ;)

     

     

     

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    Chapitre 1.

    Mot : cuisine

    « Te voilà dans de beaux draps, mon pauvre Lazarre, » se dit-il, hésitant sur la direction à prendre.

    Droite ou gauche ? Peu importait finalement. Tout ce qu’il espérait naïvement était que l’endroit où il déboucherait lui rafraîchirait la mémoire tout autant que ce petit vent humide et glacé lui refroidissait l’épiderme.

    Un temps digne des meilleurs automnes irlandais, se prit-il à penser. Un indice sur son origine ? Un pan de mémoire retrouvé ? Il n’eut pas le temps d’approfondir sa réflexion, car il atteignit l’extrémité droite de l’allée qu’il empruntait. Il s’arrêta stupéfait. Point d’artère, de boulevard, ni même de rue passante, juste cette ruelle dans laquelle il s’était éveillé qui bifurquait à angle droit vers la droite.

    Il avait tout de même marché un certain temps et il se demanda quel genre de bâtiments pouvaient être aussi imposants. Hangars, entrepôts ? L’humidité était peut-être due à la présence d’un cours d’eau ou d’un estuaire et il était tout simplement dans des docks portuaires. Il ne lui restait plus qu’à contourner les entrepôts et atteindre le fleuve pour retrouver sa route.

    Il reprit donc sa marche, pensant d’ailleurs déjà apercevoir l’extrémité du hangar. Il avança donc à pas francs, mais comptés, encore endolori de cet hématome toujours gonflé à l’arrière de son crâne.

    Comment avait-il pu se retrouver là ? Son accoutrement ne rappelait en rien celui des dockers, plutôt une certaine bourgeoisie fortement aisée s’il en croyait la qualité de son veston.

    Il aurait fallu être bien téméraire pour s’aventurer la nuit près des docks endimanché de la sorte.

    Une bagarre de pub, un verre de trop et la nuit qui se termine mal ?

    Cela ne collait pas au personnage qu’il était, ou qu’il semblait être…

    Le chemin était finalement plus long que ce qu’il avait imaginé. La légère brume l’avait sans doute induit en erreur quant à la distance qui le séparait de l’autre extrémité du mur. Ses pas résonnaient au sol de façon beaucoup trop importante. Cherchant une explication, il se rendit compte que c’était là les seuls bruits qu’il avait entendus en ce lieu sordide. Pas un bruit, ni un mouvement ou même une odeur ; non, pas même une odeur.

    C’est le moment que choisit son estomac pour lui rappeler qu’il était vide. Depuis quand n’avait-il pas mangé ?

    Il songea nostalgiquement à ces formidables odeurs de cuisine qui venaient lui flatter les narines chaque jour de sa délicieuse vie à … Où déjà ? Et avec qui ? Il n’en savait rien et ces trous de mémoire commençaient à l’effrayer.

    Toutes ces pensées n’avaient de plus eu aucun effet sur sa fringale subite.

    Enfin l’angle du passage…

    Il s’agissait en fait d’un carrefour à angle droit, nexus entre quatre bâtiments visiblement aussi imposants les uns que les autres. Si tout était comme il l’imaginait, il devait tourner à droite pour retrouver après une petite marche forcée les quais et le bord d’un canal qu’il identifierait, ce qui lui permettrait de retrouver son chemin et sa demeure.

    Il reprit donc son mouvement preste et de plus en plus alerte. Chacun de ses pas se répercutait un nombre incalculable de fois, semblant rebondir d’un mur à l’autre et effectuer une ascension vers les toits et le ciel. Dommage qu’il ne puisse en faire autant…

    Il se rendit compte à cet instant qu’il n’avait toujours pas jeté un œil sur le ciel qui le surplombait. Même si la ruelle était étroite, il pourrait sûrement apercevoir une constellation sur laquelle il mettrait un nom et cela le rassurerait, il en était certain. Il voulait aussi s’assurer qu’il ne risquait pas de prendre une averse dans les minutes qui allaient arriver.

    Son regard longea donc les murs qui l’entouraient aussi haut qu’il le fallut pour atteindre la voûte étoilée. Ce qu’il vit lui fit regretter d’avoir levé les yeux.

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